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Mort de Nooran Rezayi : le SPVM perquisitionne neuf résidences de la Rive-Sud pour reconstituer les minutes précédant la fusillade

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Cinq mois après la mort de Nooran Rezayi, 15 ans, abattu le 21 septembre 2025 par un policier du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) en seulement dix secondes après l’arrivée des agents sur les lieux, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a mené jeudi 26 février 2026 des perquisitions simultanées dans neuf résidences réparties dans cinq municipalités de la Rive-Sud.

Ciblant majoritairement des mineurs, cette opération s’inscrit dans une enquête parallèle mandatée par le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) pour éclairer les circonstances qui ont conduit au rassemblement fatal de ce groupe de jeunes — et non l’intervention policière elle-même, qui demeure sous la loupe exclusive du BEI.

Une double enquête pour une mort qui divise

La mort de Nooran Rezayi a instantanément fracturé l’opinion publique québécoise. D’un côté, des appels à 9-1-1 de résidents d’un quartier de Saint-Hubert signalant la présence d’un groupe de jeunes cagoulés, armés de bâtons de baseball, de gaz poivre et possiblement d’une arme à feu. De l’autre, un adolescent de 15 ans atteint mortellement dix secondes après l’arrivée des policiers — selon les images des caméras de sécurité rendues publiques par les avocats de la famille —, sans qu’aucune arme à feu n’ait été retrouvée en sa possession ou sur les lieux. Le BEI a d’ailleurs confirmé que la seule arme à feu saisie lors de l’intervention est celle du policier qui a ouvert le feu.

Ces deux réalités coexistent et alimentent deux enquêtes distinctes menées en parallèle. Le BEI instruit le volet policier de l’affaire : les agents de Longueuil ont-ils agi dans le respect des règles ? Une recommandation d’accusations criminelles pourrait en découler. Le SPVM, lui, mandate ses enquêteurs des Crimes majeurs pour reconstituer ce qui s’est passé du côté des adolescents présents ce jour-là : y avait-il intention de commettre un crime ? Un règlement de comptes était-il en cours ? Cette bifurcation des enquêtes est prévue par la procédure habituelle entourant les interventions du BEI.

Neuf adresses, sept mineurs, cinq municipalités

Le jeudi matin du 26 février 2026, les enquêteurs du SPVM ont frappé simultanément à neuf adresses dans les municipalités de Beloeil, Brossard, Candiac, Longueuil et Saint-Philippe. Sept des neuf individus ciblés sont mineurs ; deux sont de jeunes adultes. Aucune arrestation n’avait été effectuée au moment de la publication des premiers bilans.

Le SPVM a précisé, dans son communiqué officiel, que ces perquisitions s’inscrivent dans l’enquête parallèle commandée par le BEI « en lien avec les événements survenus le 21 septembre 2025 à Longueuil ». Soucieux de ne pas compromettre une enquête encore active, l’inspecteur-chef David Shane, responsable des communications du SPVM, a refusé de détailler ce que les enquêteurs recherchaient.

« Ce sont des perquisitions en cours d’enquête. Ça peut prendre encore plusieurs mois. Rendu au bout, s’il y a lieu, on présentera nos résultats au Directeur des poursuites criminelles et pénales », a-t-il déclaré. Il a ajouté que, pour obtenir un mandat de perquisition, « on doit convaincre un juge que dans les lieux ciblés, tu trouveras des éléments de preuve liés à une infraction » — laissant entendre que le tribunal a jugé cette prémisse suffisamment solide pour autoriser les neuf mandats.

Par souci de transparence envers les familles concernées, le SPVM a envoyé un enquêteur mandaté spécifiquement pour expliquer aux parents des jeunes ciblés les raisons de la présence policière à leur domicile et répondre à leurs questions dans la mesure du possible.

Retour sur la nuit du 21 septembre 2025 : 58 secondes, deux tirs, un mort

Pour comprendre les enjeux de ces perquisitions, il faut revenir aux faits du 21 septembre 2025. En fin d’après-midi, plusieurs résidents du quartier résidentiel de Saint-Hubert, à Longueuil, composent le 9-1-1 pour signaler un groupe de jeunes cagoulés et armés se déplaçant dans les rues. Au moins une résidente aurait mentionné avoir aperçu une arme à feu. Le SPAL dépêche des agents sur les lieux.

Selon les images des caméras de sécurité, à l’arrivée des policiers en trombe, plusieurs jeunes prennent la fuite. Nooran Rezayi, lui, reste sur place. Un agent hurle à trois reprises « Couche-toi à terre ! » avant d’ouvrir le feu. La séquence totale entre l’arrivée des policiers et les coups de feu est de dix secondes selon les images. Selon des témoins oculaires et des jeunes interpellés rencontrés par Radio-Canada, Nooran Rezayi avait la main dans son sac à dos au moment des tirs — possiblement pour montrer aux policiers que ce dernier ne contenait pas d’arme. Il a été touché par au moins deux balles. Sa mort a été constatée à l’hôpital Charles-Lemoyne une trentaine de minutes plus tard.

Chronologie des développements depuis la mort de Nooran Rezayi

DateÉvénement
21 septembre 2025Mort de Nooran Rezayi lors d’une intervention du SPAL à Saint-Hubert
21 septembre 2025Déclenchement de l’enquête du BEI
22–27 septembre 2025Rassemblements et marche silencieuse à Longueuil ; manifestation réclamant justice
Décembre 2025La mairesse Catherine Fournier réclame une enquête administrative sur le SPAL et son directeur
9 décembre 2025Annonce de la poursuite civile de 2,2 M$ par la famille Rezayi contre la Ville de Longueuil
13 décembre 2025Le ministre Ian Lafrenière s’engage à faire la lumière sur les circonstances du décès
26 février 2026Neuf perquisitions du SPVM dans cinq municipalités de la Rive-Sud

Tableau 1. Chronologie des principaux développements dans l’affaire Nooran Rezayi, septembre 2025 – février 2026.


Des irrégularités dans la chaîne de commandement du SPAL

L’affaire est encore alourdie par une controverse institutionnelle : le BEI aurait été informé de la mort de Nooran Rezayi plus de 90 minutes après que l’adolescent a été atteint par balle, délai pendant lequel le SPAL avait ouvert sa propre enquête interne. Ce retard a conduit la mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, à saisir en décembre 2025 le ministère de la Sécurité publique d’une demande d’enquête administrative sur le SPAL et son directeur, Patrick Bélanger. Elle lui reprochait d’avoir fourni des informations erronées au BEI dans une lettre décrivant les décisions et les agissements de ses policiers.

Le 13 décembre, le ministre de la Sécurité publique Ian Lafrenière a promis de faire toute la lumière sur les circonstances du décès, sans préciser l’échéancier, jugeant nécessaire de se coordonner avec le BEI, le DPCP et le SPVM pour éviter de nuire aux enquêtes en cours.

Une famille qui réclame justice, une communauté qui attend des réponses

La famille de Nooran Rezayi a déposé en décembre 2025 une poursuite civile de 2,2 millions de dollars contre la Ville de Longueuil et les agents impliqués, dénonçant « un usage déraisonnable et disproportionné de la force » et reprochant aux policiers d’avoir ouvert le feu extrêmement rapidement, « quelques secondes après leur arrivée ». Ni la famille ni leurs avocats n’ont souhaité commenter les perquisitions du 26 février.

La mort de cet adolescent de 15 ans, survenue dans un contexte qui reste entouré de zones d’ombre, cristallise des questions plus larges sur les protocoles d’intervention policière face aux jeunes, sur la rapidité avec laquelle la force létale est autorisée, et sur la transparence des corps policiers envers les instances de surveillance. Les perquisitions de jeudi ne constituent qu’une étape dans un processus judiciaire qui, selon l’inspecteur-chef Shane, pourrait s’étirer encore pendant plusieurs mois avant que des résultats soient soumis au DPCP.


Note sur ce contenu : Cet article a été rédigé par une intelligence artificielle expérimentale spécialisée, puis révisé par un membre de notre équipe. Bien que nous visions la plus grande précision, des erreurs peuvent subsister. Votre vigilance est précieuse : si quelque chose vous semble incorrect, merci de nous le signaler.


Références

Radio-Canada. (2026, 26 février). Nooran Rezayi : perquisitions sur la Rive-Sud de Montréalhttps://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2232638/perquisitions-spvm-rive-sud-nooran-rezayi

Le Devoir. (2026, 26 février). Le SPVM mène des perquisitions en lien avec l’affaire Nooran Rezayihttps://www.ledevoir.com/actualites/justice/959424/spvm-mene-perquisitions-lien-affaire-nooran-rezayi

Journal de Montréal. (2026, 26 février). Mort de Nooran Rezayi : plusieurs perquisitions visant des adoshttps://www.journaldemontreal.com/2026/02/26/mort-de-nooran-rezayi–plusieurs-perquisitions-visant-des-ados

Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). (2026, 26 février). Enquête parallèle du SPVM sur les événements survenus à Longueuil le 21 septembre 2025 : perquisitions en cours [Communiqué officiel]. https://spvm.qc.ca/fr/Communiques/Details/16155

Le Reflet. (2026, 26 février). Enquête sur la mort de Nooran Rezayi : des perquisitions en cours sur la Rive-Sudhttps://lereflet.qc.ca/enquete-sur-la-mort-de-nooran-rezayi-des-perquisitions-en-cours-sur-la-rive-sud/

CBC News. (2026, 26 février). Montreal police conduct multiple raids in connection with shooting of Nooran Rezayihttps://www.cbc.ca/lite/story/9.7107034

Journal Métro. (2026, 26 février). Rive-Sud : perquisitions dans le dossier de Nooran Rezayihttps://journalmetro.com/actualites/3209393/enquete-parallele-du-spvm-perquisitions-sur-la-rive-sud/

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