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Les petites injustices compromettent toute la justice
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Quand le gouvernement joue à la roulette russe avec nos milliards

Image d'illustration générée par une intelligence artificielle

Après trente ans d’expérience dans le domaine des technologies de l’information, j’ai vu défiler bien des projets gouvernementaux. Mais ce qui se passe actuellement au Québec dépasse l’entendement. Nous assistons à une répétition systémique d’échecs coûteux qui révèle une incapacité chronique du gouvernement à gérer sa transformation numérique.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : SAAQclic et ses dépassements de plus d’un milliard de dollars, le projet Lexius du ministère de la Justice reporté de quatre ans, SIFARH en santé qui cache 1,2 milliard de coûts d’exploitation, le Dossier santé numérique qui explose déjà son budget de 136 millions avant même d’être déployé. À cela s’ajoutent les 2 milliards de dollars accordés aux géants informatiques depuis 2014. Nous ne parlons plus d’accidents de parcours, mais d’un système défaillant qui dilapide l’argent des contribuables.

Un impact dévastateur sur les citoyens

Derrière ces chiffres astronomiques se cachent des conséquences humaines dramatiques. Dans le système de justice, les avocats et les citoyens continuent de naviguer dans un océan de paperasse, avec des délais qui s’éternisent et des déplacements obligatoires vers des palais de justice parfois éloignés. Le Barreau du Québec exprime sa préoccupation, mais ses voix semblent se perdre dans le brouhaha des excuses gouvernementales.

En santé, la situation confine à l’absurde. Pour déployer le Dossier santé numérique, on interdit aux employés de prendre des congés pendant des mois, on forme 30 000 personnes dans l’urgence, et on assiste à une résistance organisée des médecins spécialistes. Comment peut-on espérer moderniser un système en créant un climat de tension et d’épuisement chez ceux qui doivent l’utiliser ?

Les procureurs du DPCP, eux, continuent d’échanger leurs dossiers via des clés USB et des disques durs externes, comme si nous étions encore dans les années 1990. Le projet GESTE, suspendu après avoir dépassé son budget de 18,4 millions, les laisse dans un limbe technologique qui nuit à l’efficacité de notre système judiciaire.

Des services publics paralysés

Cette série d’échecs a des répercussions directes sur la qualité des services publics. Chaque retard, chaque suspension de projet maintient nos institutions dans un état de sous-développement technologique qui les rend moins efficaces et plus coûteuses à opérer.

Le système de justice québécois, par exemple, fonctionne encore largement avec des processus papier qui ralentissent le traitement des dossiers et compliquent l’accès à la justice. L’absence de données uniformisées empêche d’identifier les goulots d’étranglement et de prendre des décisions éclairées pour améliorer le système.

En santé, la multiplication des systèmes incompatibles crée des silos d’information qui nuisent à la continuité des soins. Les professionnels perdent un temps précieux à naviguer entre différentes plateformes, temps qui pourrait être consacré aux patients.

Une réputation en chute libre

Le Québec est en train de se forger une réputation internationale déplorable en matière de gestion de projets technologiques. La commission Gallant, prolongée jusqu’en décembre 2025, étale au grand jour nos dysfonctionnements devant les médias du monde entier. Cette image ternie nuit à notre capacité d’attirer des investissements et des talents dans le secteur technologique.

Plus grave encore, cette série d’échecs érode la confiance des citoyens envers leurs institutions. Comment croire aux promesses de modernisation quand chaque projet se transforme en gouffre financier ? Cette perte de confiance fragilise le contrat social et nuit à la légitimité de l’action gouvernementale.

Le piège de la « dette technologique »

Au cœur de ces échecs se trouve ce que les experts appellent la « dette technologique ». Pendant des décennies, les gouvernements successifs ont sous-investi dans leurs infrastructures informatiques, créant un retard considérable qui rend chaque tentative de modernisation exponentiellement plus complexe et coûteuse.

Nous nous retrouvons aujourd’hui dans une situation où il faut faire des « sauts de géant » technologiques, en migrant de systèmes vieux de plusieurs décennies vers des solutions modernes. Cette complexité, combinée à la lourdeur bureaucratique, crée un cocktail explosif qui explique en partie ces dérapages récurrents.

Des pistes de solutions urgentes

Face à cette crise systémique, des solutions existent, mais elles exigent une volonté politique forte et une remise en question profonde de nos méthodes.

Premièrement, il faut cesser de confier aveuglément nos projets stratégiques à des consortiums de consultants externes. Le gouvernement doit développer une expertise interne solide et reprendre le contrôle de ses projets technologiques. La dépendance actuelle envers des géants comme CGI, IBM ou SAP nous place en position de faiblesse et fait exploser les coûts.

Deuxièmement, nous devons adopter une approche modulaire et itérative. Plutôt que de lancer des projets pharaoniques de plusieurs centaines de millions, il faut procéder par étapes, avec des livrables fréquents et des possibilités d’ajustement en cours de route. Cette méthode agile, largement éprouvée dans le secteur privé, permettrait de limiter les risques et de corriger le tir rapidement.

Troisièmement, la transparence doit devenir la règle. Les coûts complets des projets, incluant l’exploitation sur 15 ou 20 ans, doivent être divulgués dès le départ. Cette pratique, recommandée par la vérificatrice générale, permettrait aux citoyens et aux élus de prendre des décisions éclairées.

Quatrièmement, il faut créer un organisme indépendant de surveillance des projets technologiques gouvernementaux, doté de pouvoirs d’enquête et de recommandation. Cet organisme pourrait intervenir dès les premiers signes de dérapage et imposer des correctifs avant que les situations ne deviennent incontrôlables.

Note sur ce contenu : Cet article a été rédigé par une IA expérimentale, puis révisé par un membre de notre équipe. Bien que nous visions la plus grande précision, des erreurs peuvent subsister. Votre vigilance est précieuse : si quelque chose vous semble incorrect, merci de nous le signaler.

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