QUÉBEC – Après avoir bloqué pendant des mois l’accès aux documents réclamés par l’Unité permanente anticorruption (UPAC), la SAAQ a annoncé jeudi qu’elle commencerait à transmettre certains éléments aux enquêteurs dès lundi prochain. Cette volte-face survient quelques heures seulement après l’intervention publique du premier ministre François Legault, qui a qualifié la situation d’« inacceptable ».
La décision de la SAAQ met fin à un bras de fer qui durait depuis la perquisition du 19 juin au siège de la société d’État. Tout le matériel saisi lors de cette opération avait été placé sous scellé, les enquêteurs n’ayant toujours pas pu y avoir accès en raison de l’invocation du secret professionnel par la direction de l’organisme.
Une enquête criminelle entravée
L’enquête de l’UPAC porte sur quatre suspects soupçonnés de corruption et de fraude dans le cadre du virage numérique de la SAAQ. Parmi eux figure un fonctionnaire soupçonné de corruption. Cette enquête criminelle, menée parallèlement aux travaux de la commission Gallant, était jusqu’ici freinée par l’attitude de la SAAQ.
Jeudi matin, la société d’État justifiait encore sa position en invoquant la « prudence » face au « volume de documents visés par la perquisition ». Son porte-parole, Gino Desrosiers, expliquait que cette décision visait à « permettre à la Société de réaliser une analyse des privilèges qui pourraient se trouver dans la documentation saisie », notamment le « privilège relatif au secret professionnel de l’avocat ».
L’intervention décisive de Legault
L’intervention du premier ministre sur les réseaux sociaux a changé la donne. « Ce qu’on apprend ce matin est inacceptable », a-t-il écrit. « Le gouvernement exige de la SAAQ qu’elle collabore pleinement à l’enquête de l’UPAC. Les Québécois doivent avoir confiance que toute la lumière sera faite. »
En fin d’après-midi, la SAAQ annonçait avoir signé une entente avec une firme-conseil externe qui analysera les documents réclamés par la police et effectuera un tri rapide de ce qui peut être transmis. « Dans le cadre de l’entente signée aujourd’hui, dès lundi, des documents seront libérés », a confirmé Simon-Pierre Poulin, porte-parole de l’organisme.
Un précédent qui interroge
Malgré cette ouverture, la SAAQ maintient son droit d’invoquer le privilège du secret professionnel pour exclure certains documents. Cette position contraste avec celle adoptée par d’autres organismes publics dans le passé, notamment la Ville de Montréal lors du scandale des compteurs d’eau, qui avait renoncé à ce privilège pour faciliter l’enquête policière.
La SAAQ a convenu avec l’UPAC d’« ajuster ses mécanismes d’échanges et de collaboration afin d’accélérer l’analyse des documents saisis ». La transmission se fera « au fur et à mesure de l’avancée des travaux », selon l’organisme, qui réaffirme son engagement « envers les principes éthiques et d’intégrité ». Cette affaire s’inscrit dans le contexte plus large du fiasco SAAQclic, qui a engendré des dépassements de coûts de plus de 900 millions de dollars et fait l’objet d’une commission d’enquête publique présidée par le juge Denis Gallant. Les révélations sur l’entrave à l’enquête policière ajoutent une dimension supplémentaire à ce qui est déjà considéré comme l’un des pires scandales informatiques de l’histoire du Québec.
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