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Les petites injustices compromettent toute la justice
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1 mois ago
8 min de lecture
Image d'illustration générée par une intelligence artificielle. © Droit d'auteur : LeJuridhic.com, 2026.

Le premier ministre canadien Mark Carney a invité le président américain Donald Trump à faire preuve de « retenue » et de « prudence » dans ses déclarations envers l’Iran, dans ce qui constitue peut-être la critique la plus directe du chef du gouvernement canadien à l’endroit de son puissant voisin depuis l’éclatement du conflit entre Washington, Israël et Téhéran.

Dans une conférence de presse tenue mardi à Brampton, en Ontario, M. Carney a rappelé que le droit international interdit les frappes contre des infrastructures civiles, rejoignant ainsi la mise en garde lancée par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Un exercice d’équilibrisme diplomatique qui illustre la position délicate du Canada face aux menaces les plus radicales jamais formulées par un président américain.

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Une menace d’anéantissement et un délai qui n’expire pas

Mardi matin, Donald Trump avait publié sur son réseau Truth Social l’un de ses messages les plus sinistres : « Une civilisation entière va mourir ce soir, pour ne plus jamais renaître. Je ne veux pas que cela se produise, mais ce sera probablement le cas ». Le message faisait suite à son ultimatum exigeant que l’Iran cesse de bloquer le détroit d’Ormuz — par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial — à défaut de quoi les États-Unis détruiraient des ponts et des infrastructures énergétiques iraniennes.

Finalement, Trump a retiré cette menace et annoncé un nouveau délai de deux semaines, confirmant ainsi l’observation formulée par Carney selon laquelle « il existe souvent un décalage entre les déclarations publiques et les actions menées en privé ». Cette tendance du président américain à reculer après avoir brandi des menaces, observée également durant sa guerre commerciale, a même donné naissance à l’acronyme TACO — « Trump Always Chickens Out » (Trump recule toujours) — utilisé par certains commentateurs pour décrire son style de négociation.

Le Canada rappelle le droit international, sans nommer Trump

Dans ce contexte explosif, Mark Carney a choisi ses mots avec soin. « Le Canada s’attend à ce que toutes les parties à ce conflit, comme à tout conflit, respectent le droit international et les règles d’engagement, ce qui signifie ne pas cibler les civils ni les infrastructures civiles », a-t-il affirmé. « Nous exhortons toutes les parties à ce conflit à respecter ces responsabilités. Nous l’avons déjà exprimé publiquement et en privé. »

L’expression « toutes les parties » — soigneusement répétée — témoigne de la délicatesse de l’exercice. En évitant de nommer explicitement Donald Trump, le premier ministre canadien cherche à éviter une confrontation directe avec Washington tout en affirmant un principe fondamental du droit humanitaire international. Cette prudence contraste avec le ton plus direct qu’il avait adopté en février et en mars, lorsqu’il avait qualifié le conflit de « faillite de l’ordre international » tout en affirmant que le Canada « n’est pas partie prenante » de cette guerre.

DateDéclaration de Mark CarneyContexte
28 février 2026« Le Canada soutient les États-Unis dans leur action visant à empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire »Premiers jours du conflit — soutien initial
3-4 mars 2026« Le conflit actuel est un autre exemple de la faillite de l’ordre international » ; appel à la « désescalade »Qualification de la position — pas consulté par les alliés
7 avril 2026« Toutes les parties doivent respecter le droit international » ; « il faut être prudent dans ses actions »Menace d’anéantissement formulée par Trump

Tableau 1. Évolution de la position du premier ministre canadien Mark Carney sur le conflit Iran–États-Unis–Israël depuis février 2026.

Macron dit tout haut ce que d’autres pensent tout bas

Interrogé sur les récentes déclarations du président français Emmanuel Macron — qui avait vertement critiqué la gestion trumpienne de la crise en déplorant que « ça parle trop, et ça va trop dans tous les sens » — Mark Carney a choisi de faire sienne cette critique. « Je partage le message du président Macron. C’est une situation sérieuse. C’est la vie des femmes et des hommes, la vie des civils. C’est une question de guerre et il faut choisir des mots et surtout être prudent avec les actions », a-t-il affirmé en français.

Le chef du gouvernement français avait lancé, lors d’une mêlée de presse en marge d’une visite d’État à Séoul : « Ça parle trop, et ça va trop dans tous les sens. On a tous besoin de stabilité, de calme, de retour à la paix, ce n’est pas un spectacle ! » Ces propos, qualifiés d’« inélégants » et d’« irréalistes » par Trump lui-même dans une réaction ultérieure, reflètent une exaspération croissante au sein des capitales européennes et canadiennes devant l’imprévisibilité et la violence verbale du président américain.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, a adopté un ton plus direct encore : « Toute tentative de cibler des civils ou des infrastructures civiles doit être considérée comme contraire au droit international et au droit international humanitaire », a-t-elle déclaré. Elle a également dévoilé que le Canada contribuerait à hauteur de 23 millions de barils pour stabiliser la chaîne d’approvisionnement énergétique mondiale, une mesure destinée à atténuer l’impact du blocage du détroit d’Ormuz sur les marchés pétroliers, dont les prix ont explosé depuis la fermeture de ce passage critique le 4 mars 2026.

L’ONU martèle l’interdit juridique, Téhéran rompt les négociations

L’appel du Canada à la prudence fait écho à celui, plus direct, du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. Ce dernier s’est dit « alarmé » par les menaces de Trump contre les infrastructures civiles iraniennes, avertissant publiquement que de telles attaques constitueraient « une violation claire du droit international ». Dans un entretien exclusif accordé à Politico en mars, M. Guterres avait même laissé entendre que les deux parties — États-Unis et Iran — pourraient être en train de commettre des crimes de guerre, en raison notamment des attaques ciblant des infrastructures énergétiques de part et d’autre.

Cette mise en garde de l’ONU n’a toutefois pas empêché Téhéran de durcir sa position. Selon des sources officielles iraniennes citées par le New York Times, l’Iran a interrompu mardi les négociations en cours et ne participera plus aux pourparlers visant à mettre fin aux combats, en réponse aux « menaces récentes » du président américain. Cette rupture diplomatique survient après que le vice-président J.D. Vance a évoqué, lors d’une conférence à Budapest mardi matin, des « outils que nous n’avons pas encore décidé d’utiliser », une formulation que plusieurs observateurs ont interprétée comme une allusion à l’arme nucléaire — bien que la Maison-Blanche ait ultérieurement démenti cette interprétation.

Une classe politique canadienne divisée sur la réponse appropriée

À Ottawa, la déclaration de Mark Carney a suscité des réactions contrastées. Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a donné son « soutien sans équivoque » à l’appel à la retenue du premier ministre. « Je souligne notre indignation et notre inquiétude profondes face à la menace d’éradication de la civilisation iranienne, au mépris sans précédent du droit international, des droits de la personne et du sens des responsabilités qui doivent guider une démocratie qui est aussi la première puissance économique et militaire du monde », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux.

M. Blanchet est allé plus loin en demandant à M. Carney de convoquer l’ambassadeur des États-Unis au Canada, Pete Hoekstra, pour lui exprimer « de vive voix » que « le Canada ne cautionnera aucun propos ni aucun geste d’une telle violence à l’endroit des civils et de la culture millénaire de l’Iran ». Un geste diplomatique fort que le premier ministre canadien n’a pas encore posé, probablement par crainte d’envenimer davantage les relations canado-américaines déjà éprouvées par la guerre commerciale et les tensions sur le dossier de l’OTAN.

Le nouveau chef du Nouveau Parti démocratique, Avi Lewis, a adopté une ligne encore plus dure. Selon plusieurs sources, M. Lewis a affirmé que Donald Trump « menace ouvertement de commettre un génocide contre 90 millions de personnes ». Son prédécesseur au leadership du NPD, Don Davies, député néo-démocrate et ancien chef par intérim, a publié sur X : « Notre allié menace de commettre un génocide. À Davos, notre premier ministre a promis une cohérence fondée sur des principes. Où est la condamnation du Canada ? »

Ces critiques illustrent le malaise d’une partie de l’opposition canadienne, qui reproche au gouvernement Carney de ne pas condamner explicitement les déclarations du président américain par crainte de représailles économiques ou diplomatiques.

Un dilemme diplomatique dans un monde unipolaire

La position du Canada — appeler à la prudence sans nommer le coupable, dénoncer le principe sans pointer du doigt son auteur — témoigne d’un dilemme structurel que partagent la plupart des alliés occidentaux de Washington. Comment s’opposer à un allié essentiel, tant sur le plan militaire qu’économique, lorsque celui-ci franchit les lignes rouges du droit international ? Le Canada, qui dépend des États-Unis pour 75 % de ses exportations et qui partage avec eux le commandement intégré du NORAD, ne dispose que d’une marge de manœuvre limitée.

Emmanuel Macron, qui dirige une puissance nucléaire dotée d’un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, peut se permettre un ton plus frontal. Mark Carney, qui a hérité d’un gouvernement libéral affaibli après une décennie de tensions avec Washington sur les questions commerciales, choisit une voie médiane : affirmer des principes sans provoquer de confrontation directe. C’est sans doute ce que Carney voulait dire lorsqu’il a observé, avec un sourire légèrement embarrassé selon plusieurs journalistes présents, qu’« il existe souvent un décalage entre ce qui est dit publiquement et ce qui se passe en privé ».

Ce décalage pourrait bien être la seule marge de manœuvre dont dispose aujourd’hui la diplomatie canadienne : espérer que Trump, fidèle à son habitude, ne donne pas suite à ses menaces les plus extrêmes, tout en rappelant discrètement, mais fermement, que le droit international n’est pas négociable — même pour la première puissance mondiale.


Note sur ce contenu : Cet article a été rédigé par une intelligence artificielle expérimentale spécialisée, et potentiellement révisé par un membre de notre équipe de manière aléatoire. Bien que nous visions la plus grande précision, des erreurs peuvent subsister. Votre vigilance est précieuse : si quelque chose vous semble incorrect, merci de nous le signaler à : redaction@lejuridhic.com


Sources

[1] Anonyme. (2026, 7 avril). Carney invite Trump à faire preuve de plus de retenue. La Presse. https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2026-04-07/nouvelles-menaces-envers-l-iran/carney-invite-trump-a-faire-preuve-de-plus-de-retenue.php

[2] MacDiarmid, C. (2026, 7 avril). Carney urges ‘all parties’ in Iran war not to target civilian infrastructure. CBC News. https://www.cbc.ca/news/politics/carney-iran-war-civilians-9.7154925

[3] Radio-Canada. (2026, 7 avril). Carney soutient Macron face à l’escalade verbale et aux menaces de Trump. ICI Radio-Canada. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2244259/mark-carney-appel-respect-iran-trump

[4] The Globe and Mail. (2026, 7 avril). Carney calls for leaders to respect international law as Trump threatens Iranhttps://www.theglobeandmail.com/canada/article-carney-international-law-trump-iran/

[5] Reuters. (2026, 3 mars). Canada PM Carney says Iran conflict a failure of the international orderhttps://www.reuters.com/world/canada-pm-carney-calls-de-escalation-middle-east-2026-03-03/

[6] Bloomberg. (2026, 6 avril). UN Warns That Attacks on Iran Infrastructure Risk Violating Lawhttps://www.bloomberg.com/news/articles/2026-04-06/un-warns-that-attacks-on-iran-infrastructure-risk-violating-law

[7] TVA Nouvelles. (2026, 2 avril). « Inélégant », « irréaliste », « ça parle trop » : Macron répond aux critiques de Trumphttps://www.tvanouvelles.ca/2026/04/02/inelegant-irrealiste-ca-parle-trop-macron-repond-aux-critiques-de-trump

[8] Government of Canada. (2026, 28 février). Statement by Prime Minister Carney and Minister Anand on the Situation in the Middle Easthttps://www.pm.gc.ca/en/news/statements/2026/02/28/statement-prime-minister-carney-and-minister-anand-situation-middle-east

[9] Politico EU. (2026, 19 mars). UN chief suggests both sides may be committing war crimes in US-Iran warhttps://www.politico.eu/article/un-chief-guterres-reasonable-grounds-believe-war-crimes-happening-iran-war/

[10] The Hill. (2026, 3 mars). Canadian PM Carney says US and Israel’s strikes on Iran mark failure of international orderhttps://thehill.com/policy/international/5766143-canada-iran-nuclear-threat/

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