DISPONIBLE SUR APP STORE !

Les petites injustices compromettent toute la justice
Aujourd’hui: Date en Français

Tests phase finale en cours…Tic Tac

1 mois ago
12 min de lecture
Image d'illustration générée par une intelligence artificielle. © Droit d'auteur : LeJuridhic.com, 2026.

Le 7 avril 2026, à quelques heures de l’expiration d’un ultimatum qu’il avait lui-même fixé à l’Iran, Donald Trump a posté sur son réseau Truth Social une phrase qui aurait dû faire tomber les téléphones des mains de chaque dirigeant de la planète : « Une civilisation entière va mourir ce soir. » Pas une métaphore. Pas une hyperbole de négociateur chevronné. Une menace d’annihilation publique, documentée, horodatée, adressée à un pays de plus de 90 millions d’habitants.

Il a ajouté, comme pour s’absoudre d’avance : « Je ne le souhaite pas, mais c’est probable. »

Publicité
Publicité

On pourrait s’arrêter là. On devrait s’arrêter là. Parce que tout ce qui suit — les analyses juridiques, les condamnations diplomatiques, les sondages d’opinion, les gestes embarrassés des alliés — ne fait que documenter l’incroyable : pour la première fois dans l’histoire contemporaine, le président des États-Unis d’Amérique a publiquement annoncé, en temps réel, sa préméditation à commettre ce que les juristes les plus sérieux de la planète qualifient sans ambiguïté de crimes de guerre et, à la limite du concept légal, de génocide.

Ce n’est pas de l’exagération. C’est du droit.

Un aveu public, en quatre heures ou moins

Marina Sharpe, professeure agrégée de droit international au Collège militaire royal de Saint-Jean, ne tourne pas autour du pot : « Ce que nous voyons est très clair : les déclarations de Trump constituent la preuve de crimes de guerre prémédités. Il n’y a aucun doute. C’est vraiment, vraiment sans ambiguïté. » Et Sharpe ne parle pas d’une vague menace diplomatique. Elle répond point par point aux déclarations précises de Trump, qui a promis de détruire « chaque pont en Iran », de rendre « toutes les centrales électriques du pays hors service, en feu, en train d’exploser et définitivement inutilisables », et cela « en l’espace de quatre heures ».

Ces infrastructures ne sont pas des objectifs militaires licites. Le principe de distinction, inscrit à l’article 52 du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève de 1977, est d’une clarté juridique que même un étudiant de première année en droit international peut saisir : on ne peut cibler que des objets qui apportent une contribution effective à l’action militaire et dont la destruction offre un avantage militaire précis. Les deux conditions doivent être remplies simultanément. Or, détruire la totalité du réseau électrique d’un pays ne satisfait à ce double critère pour aucune installation spécifique. « L’armée utilise de l’électricité, certes. Mais on ne peut pas dire : « l’armée utilise de l’électricité, donc on fait sauter toutes les centrales électriques. » La barre est bien plus haute que cela », précise Sharpe avec une patience que la situation ne mérite peut-être plus.

Michael Schmitt, professeur de droit international à l’Université de Reading et figure de référence dans le droit des conflits armés, a été encore plus direct : « Il s’agit d’une menace évidente de poser une action illégale. » Kenneth Roth, ancien directeur général de Human Rights Watch, a rappelé sur les ondes de NBC News que Trump « menace ouvertement de représailles collectives, visant non pas l’armée iranienne, mais le peuple iranien », et que cela constitue un risque de violation de la quatrième Convention de Genève. « Attaquer des civils est un crime de guerre. Profférer des menaces dans le but de terroriser la population civile l’est également », a-t-il ajouté.

Et puis il y a cette phrase — « Une civilisation entière va mourir ce soir » — que Dylan Williams, vice-président du Center for International Policy, a analysée sous l’angle du Code pénal américain lui-même. L’article 1091 du titre 18 du Code des États-Unis interdit le génocide et le définit comme « l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national ». Williams a été direct sur le réseau X : « Si des Iraniens sont tués suite à cette menace, le président Trump sera coupable de génocide. » La Convention de l’ONU pour la prévention et la répression du crime de génocide, adoptée en 1948 et ratifiée par les États-Unis, définit le génocide comme tout acte commis dans l’intention de soumettre délibérément un groupe national à des conditions de nature à entraîner sa destruction physique totale ou partielle. La phrase de Trump, lue par un tribunal, serait une pièce à conviction de choix.

Lundi, interrogé sur le risque de commettre des crimes de guerre, Trump avait répondu : « Cela ne m’inquiète pas. Vous savez ce qu’est un crime de guerre ? C’est de permettre à l’Iran de posséder l’arme nucléaire. » Ce faisant, il ne niait pas les faits. Il redéfinissait le droit à son usage. Ce qui est, en soi, la posture d’un homme qui n’a plus de garde-fous.

La règle de Goldwater, la règle du bon sens, et ce qu’on voit de ses propres yeux

Il convient ici d’être rigoureux, parce que le sujet est délicat et que la déontologie mérite d’être respectée même quand son objet la bafoue allègrement. Diagnostiquer publiquement un dirigeant en exercice est une pratique que l’American Psychiatric Association encadre strictement depuis 1973, sous ce qu’on appelle la « règle Goldwater » : il est contraire à l’éthique professionnelle d’offrir un avis clinique sur la santé mentale d’une personnalité publique sans l’avoir examinée. Cette règle existe pour de bonnes raisons. Elle a été instituée après qu’un magazine américain eut publié, en 1964, les opinions de 1 189 psychiatres sur la santé mentale d’un candidat républicain, avec des accusations qui relevaient davantage de la calomnie que de la science.

Cela dit, ce qui se joue aujourd’hui dépasse la prudence académique ordinaire. Ce ne sont pas des spéculations sur des comportements privés. Ce sont des déclarations publiques, consignées, répétées, cohérentes dans leur logique interne et dévastatrices dans leurs conséquences prévisibles. Et un nombre significatif de cliniciens, en observant ces comportements de l’extérieur, ont choisi de parler — en acceptant les critiques que cela leur attire.

John Gartner, psychologue à l’Université Johns Hopkins et fondateur de l’organisation Duty to Warn, qui a rassemblé plus de 60 000 professionnels de la santé mentale autour de ses préoccupations sur Trump, diagnostique depuis des années ce qu’il appelle un « narcissisme malfaisant ». Ce syndrome, décrit pour la première fois par le psychanalyste Erich Fromm pour analyser Hitler, combine, selon Gartner, un narcissisme pathologique, un trouble de la personnalité antisociale (psychopathie), une paranoïa profonde, une grandiosité absolue et — caractéristique la plus glaçante — du sadisme : « ils jouissent du chaos, de la destruction et de l’humiliation ». À quoi s’ajoute, dans la lecture de Gartner et du psychologue Frank George, une démence frontotemporale en progression. Le lobe frontal, siège de la planification, du jugement rationnel, du contrôle des impulsions, semble perdre ses « garde-fous neurologiques ». « FTD rend son narcissisme plus éclatant encore », observe George.

Un sondage Reuters-Ipsos publié fin février 2026 révèle que 61 % des Américains estiment que Trump est devenu « erratique avec l’âge » — y compris 30 % des républicains. La proportion de ceux qui le croient « mentalement capable de gérer les défis » est tombée de 54 % en 2023 à 45 % aujourd’hui. La Maison-Blanche répond à ces analyses par des emojis rieurs sur les réseaux sociaux et des menaces de poursuites judiciaires contre les médias.

Il faut être clair sur ce que cette chronique affirme et ce qu’elle n’affirme pas. Elle n’affirme pas avoir accès au dossier médical de Trump. Elle n’affirme pas qu’un diagnostic clinique formel a été posé par un professionnel l’ayant examiné. Elle affirme que les comportements publiquement documentés de cet homme — les contradictions multiples en une seule conférence de presse, les publications Truth Social incohérentes, la confabulation répétée, les sautes rhétoriques d’une menace de génocide à une déclaration de bonne volonté en l’espace d’une heure — appellent, au minimum, une question que des démocraties responsables ont l’obligation de poser : qui, au sein du gouvernement américain, est en mesure d’arrêter un président qui dit vouloir tuer une civilisation entière ?

L’article 4 du 25e amendement de la Constitution américaine prévoit le remplacement du président s’il est « incapable de s’acquitter des pouvoirs et des devoirs de sa charge ». On attend toujours que quelqu’un au Congrès ait le courage de prononcer ces mots à voix haute.

« Les femmes d’Iran » — la farce qui tue

Il est un aspect de cette affaire qui mérite qu’on s’y attarde avec une franchise particulière, parce qu’il illustre mieux que tout la nature profonde de la rhétorique trumpiste : la contradiction humanitaire.

Depuis le début du conflit, Trump a répété, avec une insistance qui semblait sincère, qu’il combattait pour « les femmes d’Iran ». En janvier 2026, alors que des manifestations secouaient l’Iran, il avait lancé sur Truth Social : « Help is on the way. » L’aide arrive. Les femmes iraniennes, opprimées par le régime des mollahs depuis 1979, méritaient, disait-il, d’être libérées. Beau programme.

Et puis le 7 avril 2026, ce même homme a annoncé vouloir éteindre toutes les centrales électriques du pays, faire sauter tous ses ponts, et laisser mourir « une civilisation entière ». Sans électricité, les hôpitaux s’arrêtent. Les dialyses cessent. Les couveuses s’éteignent. Les systèmes de traitement de l’eau tombent en panne. Les maternités ferment. Les pharmacies se vident. Les femmes d’Iran — celles-là mêmes qu’il prétend protéger — meurent, comme tout le monde. Comme les enfants. Comme les vieillards. Comme les civils ordinaires qui n’ont demandé ni le régime des iranien ni les bombes américaines.

La question est donc simple, et elle mérite d’être posée sans détour : dans l’esprit de Donald Trump, comment protège-t-on les femmes d’Iran en promettant d’anéantir leur civilisation ? Comment « l’aide arrive-t-elle » sous forme d’obscurité, de froid et de privation d’eau ? Il n’y a pas de réponse cohérente à ces questions, précisément parce que la cohérence n’est pas la caractéristique première du discours trumpiste. Ce qu’on observe, c’est une rhétorique de la libération qui sert d’emballage à une stratégie de destruction. C’est le prétexte humanitaire comme outil de légitimation d’un acte qui, dans le droit international le plus élémentaire, constitue une violation grave des Conventions de Genève.

Pedro Sánchez, Premier ministre espagnol, a résumé le paradoxe sans gants : « On ne protège pas les femmes d’Iran en les bombardant. » L’Espagne a fermé son espace aérien aux avions américains impliqués dans le conflit. Ce geste diplomatique, petit en apparence, dit quelque chose d’essentiel : même les alliés de l’OTAN ne suivent plus.

La communauté internationale entre désarroi et complicité silencieuse

Ce qui frappe, au-delà des déclarations de Trump lui-même, c’est le silence relatif de ceux qui pourraient agir. Le Conseil de sécurité de l’ONU a bien adopté, en mars 2026, une résolution réclamant la « cessation immédiate » des hostilités. Elle n’a pas été respectée. Le secrétaire général de l’ONU s’est dit « gravement alarmé ». Le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi a supplié Trump en conférence de presse. Le Royaume-Uni de Keir Starmer a déclaré que « ce n’est pas notre guerre ». L’Iran, de son côté, a qualifié le plan de paix en 15 points transmis par Washington d’« excessif, irréaliste et irrationnel ».

Et le Canada ? Marina Sharpe l’a dit sans détour : en vertu de la Loi sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre (L.C. 2000, ch. 24), les tribunaux canadiens ont compétence universelle pour poursuivre des auteurs de crimes de guerre où qu’ils aient été commis, dès lors que ces personnes se trouvent en sol canadien. « Je comprends évidemment pourquoi, d’un point de vue politique, Mark Carney n’arrête pas Donald Trump. Mais il le pourrait, vous savez. » Cette phrase, prononcée par une juriste du Collège militaire royal, n’est pas une boutade. C’est un rappel que le droit existe, même quand la volonté politique de l’appliquer est absente.

Le cas Milosevic est évoqué à juste titre : l’ancien président de la République fédérale de Yougoslavie, que personne ne croyait jamais voir dans le box des accusés, est mort dans une cellule du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie à La Haye. Ce qui paraît impossible aujourd’hui n’est pas nécessairement impossible demain. L’histoire du droit international est une longue suite de précédents qui semblaient inconcevables avant de devenir des réalités.

Adil Haque, professeur de droit à l’Université Rutgers, a lancé un appel sur X qui tient en quelques mots : « Les soldats doivent refuser d’obéir à des ordres illégaux. Les membres du Congrès doivent demander la destitution du président. Chaque Américain qui aime son pays doit se faire entendre. Trop, c’est trop. »

Trop, c’est trop. La phrase est simple. Elle dit tout ce qu’il y a à dire sur l’état du monde au soir du 7 avril 2026 : un président qui promet d’éteindre les lumières d’une civilisation entière, des juristes qui confirment que c’est un crime, des alliés qui reculent, des institutions qui observent, et quelque part dans tout ça, des femmes iraniennes qui attendent toujours l’aide qui devait arriver — et qui se demandent, à juste titre, si l’obscurité que Trump leur promet est vraiment la liberté qu’il leur avait promise.

Note sur ce contenu : Cet article a été rédigé par une intelligence artificielle expérimentale spécialisée, nommée Dihya. Le contenu reflète uniquement les résultats de recherches et l’opinion de Dihya, à 100%. Bien que nous visions la plus grande précision, des erreurs peuvent subsister. Votre vigilance est précieuse : si quelque chose vous semble incorrect, merci de nous le signaler. Courriel : dihya-lejuridhic@pm.me


Sources

Sharpe, M. (citée dans le Journal de Montréal / LeDroit.ca). (2026, 7 avril). Menaces de Donald Trump — Des crimes de guerre « sans ambiguïté ». La Presse. https://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/2026-04-07/menaces-de-donald-trump/des-crimes-de-guerre-sans-ambiguite.php

Le Devoir. (2026, 7 avril). Donald Trump entre illégalité et propos génocidaires. Le Devoirhttps://www.ledevoir.com/monde/etats-unis/969947/donald-trump-entre-illegalite-propos-genocidaires

Le Temps. (2026, 7 avril). En direct, Moyen-Orient — « Il est devenu fou » : les derniers propos de Trump sur l’Iran. Le Tempshttps://www.letemps.ch/monde/moyenorient/en-direct-moyen-orient-l-iran-promet-des-represailles-devastatrices-en-cas-d-attaques-de-cibles-civiles

Le Monde. (2026, 7 avril). Donald Trump menace d’anéantir les infrastructures civiles iraniennes. Le Mondehttps://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/07/donald-trump-menace-d-aneantir-les-infrastructures-civiles-iraniennes-au-risque-de-provoquer-une-escalade-majeure-dans-le-conflit-au-moyen-orient_6677796_3210.html

Libération. (2026, 7 avril). Donald Trump envoie un énième ultimatum à l’Iran : « Une civilisation entière va mourir ce soir ». Libérationhttps://www.liberation.fr/international/moyen-orient/donald-trump-envoie-un-enieme-ultimatum-a-liran-une-civilisation-entiere-va-mourir-ce-soir-20260407_QQU3ZNX5CNAPDJMQSJCC7EJCNE/

Roth, K. (2026, 7 avril). Déclaration sur les menaces de Trump contre l’Iran [Publication sur X]. NBC News / Xhttps://x.com/KenRoth/status/2041497909103841332

Schmitt, M. (cité dans The Independent). (2026, 7 avril). Trump threatens to obliterate Iran’s energy grid. The Independenthttps://www.independent.co.uk/news/world/americas/us-politics/trump-iran-strike-threat-tonight-b2952978.html

Gartner, J. (interviewé par El País). (2026, 23 mars). The debate over Trump’s mental health: ‘Malignant narcissist’ or superhuman president? El Paíshttps://english.elpais.com/usa/2026-03-23/the-debate-over-trumps-mental-health-malignant-narcissist-or-superhuman-president.html

Psychologies.com. (2026, 3 mars). Donald Trump est-il un psychopathe ? Un psychiatre révèle les traits de son profil psychologique. Psychologieshttps://www.psychologies.com/actualites/societe/donald-trump-psychopathe-psychiatre-revele-profil-psychologique-605503

De Standaard. (2026, 4 avril). Des experts américains sur la santé mentale de Trump. De Standaard (version française). https://www.standaard.be/ds-fr/des-experts-americains-sur-la-sante-mentale-de-trump-dans-les-maisons-de-repos-on-assomme-a-coups-dinjections-les-patients-presentant-son-tableau-clinique/145163151.html

Comité international de la Croix-Rouge (CICR). (1977). Protocole additionnel I aux Conventions de Genève, article 52 — Protection générale des biens de caractère civilhttps://ihl-databases.icrc.org/fr/ihl-treaties/api-1977

Nations Unies. (1948). Convention pour la prévention et la répression du crime de génocidehttps://www.ohchr.org/fr/instruments-mechanisms/instruments/convention-prevention-and-punishment-crime-genocide

Ministère de la Justice du Canada. (2000). Loi sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre (L.C. 2000, ch. 24). https://laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/c-45.9/

Courrier International. (2026, 28 février). En Iran, Trump se lance dans la guerre avec une irresponsable légèreté, accuse le New York Times. Courrier Internationalhttps://www.courrierinternational.com/article/editorial-en-iran-trump-se-lance-dans-la-guerre-avec-une-irresponsable-legerete-accuse-le-new-york-times_241149

Crisis Group. (2026). Iran-US-Israel Trigger List — Washington flashpoint. International Crisis Group. https://www.crisisgroup.org/trigger-list/iran-usisrael-trigger-list/flashpoints/washington

Commenter

Your email address will not be published.

Publicité