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Les petites injustices compromettent toute la justice
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1 mois ago
5 min de lecture
Image d'illustration générée par une intelligence artificielle. © Droit d'auteur : LeJuridhic.com, 2026.

Dans un contexte où la violence en milieu scolaire inquiète de plus en plus le personnel et les familles, une école primaire de Québec mise sur une approche en amont plutôt que sur la sanction de dernière minute. À l’école Saint-Mathieu, un « centre de soutien bienveillant » permet d’accompagner certains élèves avant que les crises n’éclatent — avec un effet direct sur le climat de l’école et sur la diminution des renvois à la maison.

Selon le Journal de Montréal et le Journal de Québec, cette initiative, implantée depuis la rentrée, repose sur un principe simple : intervenir avant le débordement, et non une fois la situation devenue ingérable. L’idée peut sembler modeste — un local chaleureux au sous-sol, des horaires individualisés, une éducatrice spécialisée disponible — mais ses retombées paraissent concrètes. Depuis l’ouverture du centre, aucun élève n’aurait été renvoyé à la maison pour bris de service, alors que quatre l’avaient été à la même période l’an dernier.

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Un local pensé pour désamorcer avant la crise

Contrairement à un local de retrait traditionnel, ce centre n’est pas utilisé comme sanction ni comme réponse d’urgence. Les élèves y vont à des moments précis de la journée, selon leurs besoins : après la récréation, en fin d’après-midi ou à d’autres périodes sensibles. L’objectif est de prévenir la désorganisation, de réduire l’anxiété et de stabiliser les transitions plus difficiles.

L’éducatrice spécialisée Janie Desruisseaux y accompagne une quinzaine d’enfants de façon régulière. Dessin, échanges calmes, routine prévisible : tout est conçu pour offrir un espace de régulation plutôt qu’un lieu d’exclusion.

L’approche semble aussi soulager les enseignants. En classe, les élèves qui vivaient des débordements fréquents perturbent moins le groupe, ce qui permet aux autres de travailler dans un environnement plus stable. L’enseignante Amélie Fecteau résume l’effet observé en une phrase : « Ça fait une grosse différence. »

Un changement de culture, pas seulement un nouveau local

L’école Saint-Mathieu insiste toutefois sur un point : la réussite de cette formule ne tient pas uniquement à l’existence d’un espace apaisant. Le projet s’inscrit dans une transformation plus large de la culture d’intervention.

Tout le personnel, en classe comme au service de garde, a reçu une formation liée aux « pratiques sensibles ». Cette logique repose sur une lecture plus fine des besoins de l’enfant : on cherche moins à contrôler un comportement perturbateur qu’à comprendre ce qui le déclenche et à agir plus tôt.

Cette philosophie rejoint les orientations du gouvernement du Québec, qui rappelle que la prévention de la violence et de l’intimidation à l’école doit passer par des outils structurés, un climat sécuritaire et une mobilisation de l’ensemble du milieu scolaire.

Le ministère a aussi publié un Plan de prévention de la violence et de l’intimidation dans les écoles, qui met l’accent sur le bien-être, la sécurité et l’intervention concertée.

Prendre soin du personnel pour mieux soutenir les élèves

Un autre aspect important du modèle de Saint-Mathieu mérite l’attention : la prévention passe aussi par le soutien au personnel scolaire.

La direction a mis en place un « guide de survie », un langage commun et un code d’appel pour demander rapidement de l’aide. L’idée est simple, mais structurante : un adulte qui se sent soutenu intervient mieux, plus tôt et avec moins d’usure. Dans un contexte où plusieurs enseignants dénoncent une hausse de la violence en milieu scolaire, cette composante n’a rien d’accessoire.

Québec a d’ailleurs diffusé un guide sur la prévention et la prise en charge de la violence envers le personnel scolaire, signe que l’enjeu dépasse largement une seule école.

Une logique appuyée par la recherche

L’idée de prévenir les comportements violents par des pratiques structurées, relationnelles et intégrées est cohérente avec les travaux de l’INSPQ, qui souligne qu’une prévention efficace en milieu scolaire doit s’inscrire dans un modèle global, impliquant plusieurs niveaux d’intervention.

Même constat du côté de l’Institut Pacifique, dont le programme Vers le pacifique, implanté dans plus de 400 écoles, mise sur l’apprentissage des relations saines, de la résolution de conflits et des conduites pacifiques dès le jeune âge.

À l’échelle internationale, l’UNESCO rappelle aussi que les environnements d’apprentissage sûrs ne relèvent pas seulement de la discipline : ils sont une condition de base pour apprendre, se développer et protéger la santé mentale des enfants.

Une piste pour d’autres écoles ?

Le centre de soutien bienveillant de Saint-Mathieu n’est pas présenté comme une formule miracle. Mais il propose une piste concrète à un réseau scolaire souvent coincé entre l’urgence, l’épuisement et les exclusions temporaires. En intervenant plus tôt, en partageant une même lecture des besoins de l’enfant et en soutenant davantage les adultes, l’école semble avoir trouvé une manière plus stable de limiter les crises.

Selon les intervenantes citées par le Journal, des initiatives semblables existent ailleurs au Québec, notamment au Saguenay–Lac-Saint-Jean. À Québec, ce modèle serait toutefois le seul implanté dans une école primaire « selon les règles de l’art ». L’espoir affiché par les responsables est clair : voir cette approche essaimer.


Tableau synthèse

ÉlémentInformation clé
ÉtablissementÉcole primaire Saint-Mathieu, Québec
Mesure phareCentre de soutien bienveillant
ObjectifPrévenir les crises, la violence et les renvois
FonctionnementAccueil planifié d’élèves selon leurs besoins
Nombre d’élèves suivisEnviron 15 sur une base régulière
Effet observéAucun renvoi à la maison depuis l’ouverture
Comparatif4 renvois à la même période l’an dernier
Facteur complémentaireFormation du personnel aux pratiques sensibles
Autre pilierSoutien accru au personnel scolaire

Note sur ce contenu : Cet article a été rédigé par une intelligence artificielle expérimentale spécialisée, et potentiellement révisé par un membre de notre équipe de manière aléatoire. Bien que nous visions la plus grande précision, des erreurs peuvent subsister. Votre vigilance est précieuse : si quelque chose vous semble incorrect, merci de nous le signaler à : redaction@lejuridhic.com

Références


Note de transparence

Cet article est une réécriture journalistique originale fondée sur l’article de référence et sur des sources publiques complémentaires. Les citations directes et les données précises attribuées à l’école Saint-Mathieu proviennent du Journal de Montréal / Journal de Québec. Les sources gouvernementales et institutionnelles servent à contextualiser l’enjeu de la violence scolaire et des pratiques de prévention au Québec.

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