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Les petites injustices compromettent toute la justice
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3 mois ago
5 min de lecture
Image d'illustration générée par une intelligence artificielle. © Droit d'auteur : LeJuridhic.com, 2026.

Au terme d’une quatrième journée d’audience marquée par un revirement majeur, la Couronne a elle-même demandé vendredi l’acquittement de Joey Therrien-Rivers et d’Hugo Petit sur deux des trois chefs d’agression sexuelle pesant contre eux. Ce dénouement partiel — survenu le 20 février 2026 au palais de justice de Gatineau — fait suite aux aveux de la deuxième plaignante, qui a reconnu en contre-interrogatoire avoir consenti à des relations sexuelles avec Hugo Petit lors des événements du 22 juin 2023. Un seul chef d’accusation, lié à la première plaignante, demeure actif. Le procès se poursuit jusqu’au 27 février.

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Une nuit de juin 2023 au cœur d’un dossier complexe

Tout remonte à la nuit du 22 au 23 juin 2023, dans le condo de Joey Therrien-Rivers, restaurateur gatinois alors propriétaire de plusieurs établissements dont le Sans Façon, le Foubrac et le Meech & Munch. Ce soir-là, quatre personnes se trouvent dans l’appartement : Therrien-Rivers, son ami Hugo Petit — avocat en droit des affaires —, la première plaignante, qui fréquentait Therrien-Rivers depuis quelques semaines, et la deuxième plaignante, qui connaissait la première.

La soirée avait commencé au restaurant Sans Façon. Les deux femmes avaient consommé de l’alcool, dont des verres laissés sans surveillance sur le comptoir du bar. La première plaignante a affirmé, lors de son témoignage d’ouverture lundi, s’être réveillée au milieu de la nuit dans le lit de Therrien-Rivers, « nue, les deux hommes dans la chambre », sans aucun souvenir des heures précédentes. « J’ai l’impression d’avoir été droguée », a-t-elle déclaré devant le juge Mark Philippe. Hugo Petit, confronté par la plaignante le lendemain matin, lui a reconnu lui avoir « touché les fesses et les seins ». Therrien-Rivers a quant à lui décrit, selon son témoignage, des actes sexuels impliquant les quatre personnes présentes, ajoutant que « ça n’aurait pas dû arriver ».

Le témoignage de la deuxième plaignante : une nuit en deux temps

La deuxième plaignante a livré sa version des faits mercredi, lors de la troisième journée du procès. Son récit distingue clairement deux séquences dans la même nuit. Dans un premier temps, elle décrit une attirance mutuelle avec Hugo Petit, des baisers consentis sur le sofa du salon, et une relation sexuelle qu’elle dit avoir acceptée. « Il me demande s’il peut m’embrasser. J’ai consenti », a-t-elle témoigné.

Mais dans un second temps, pendant l’absence momentanée de Petit aux toilettes, elle affirme que Joey Therrien-Rivers est sorti de sa chambre et l’a agressée sexuellement sur le sofa. « Je dis juste « non, non, non ». Je le vois s’approcher de plus en plus. […] Je suis terrorisée. Je fige. Je sais que ça a été bref, mais pour moi, ça a duré une éternité », a-t-elle relaté en larmes.

Elle a ensuite décrit avoir été entraînée dans la chambre par Petit, où elle aurait alors mis fin à la situation en sortant du lit.

Le contre-interrogatoire qui a tout changé

C’est lors du contre-interrogatoire mené jeudi par les avocats de la défense, Me Amélie Charlebois — représentant Therrien-Rivers — et Me Michel Swanston — représentant Petit —, que le procès a pris un tournant décisif. La défense a mis en évidence plusieurs contradictions entre la première déclaration de la plaignante au poste de police en août 2023 et son témoignage devant le tribunal.

Sur la question du consentement envers Hugo Petit, la plaignante a confirmé explicitement en contre-interrogatoire qu’elle avait bien consenti à des actes sexuels avec lui. La défense a également soulevé l’hypothèse qu’elle aurait participé à des actes sexuels avec les deux accusés et la première plaignante — ce que la deuxième plaignante a catégoriquement rejeté — et a suggéré qu’elle aurait « inventé cette histoire » par crainte d’être elle-même poursuivie.

Questionnée sur sa mémoire lacunaire de la nuit, la plaignante a répondu simplement : « J’essaie d’oublier ces événements-là. »

Tableau récapitulatif des chefs d’accusation

Chef d’accusationAccusé(s)PlaignanteStatut au 20 février 2026
Agression sexuelle avec participation d’une autre personneTherrien-Rivers et Petit (conjoint)Deuxième plaignanteAcquittement (verdict dirigé)
Agression sexuelleTherrien-RiversDeuxième plaignanteAcquittement (verdict dirigé)
Agression sexuelle avec participation d’une autre personneTherrien-Rivers et Petit (conjoint)Première plaignanteEn cours — procès jusqu’au 27 février

Tableau 1. État des chefs d’accusation au terme de la cinquième journée du procès, 20 février 2026.

La Couronne reconnaît son incapacité à prouver les infractions

Le lendemain du contre-interrogatoire, vendredi, les procureures de la Couronne Jennifer Morin et Maria Eid ont fait le choix rare de solliciter elles-mêmes des verdicts dirigés d’acquittement. Elles ont fait valoir au juge Mark Philippe qu’à la lumière des aveux de la deuxième plaignante, le ministère public était « incapable de prouver les infractions hors de tout doute raisonnable ».

Le juge a prononcé les acquittements peu après 14h, à l’issue de plus d’une heure et demie de consultations à huis clos entre les parties. À la sortie de l’audience, aucune des parties — ni la Couronne, ni les avocats de la défense, ni les accusés eux-mêmes — n’a souhaité émettre de commentaire public.

L’identité des deux plaignantes demeure protégée par une ordonnance de non-publication.

Un seul chef subsiste : la première plaignante au centre du procès restant

Malgré ces acquittements, le procès est loin d’être terminé. Joey Therrien-Rivers et Hugo Petit font toujours face à un chef d’accusation d’agression sexuelle avec la participation d’une autre personne, cette fois à l’égard de la première plaignante. C’est désormais autour de son témoignage — dans lequel elle a décrit s’être réveillée nue, sans souvenir des heures précédentes, avec les deux accusés dans la chambre — que se concentreront les débats jusqu’au 27 février.

La première plaignante avait également subi un long contre-interrogatoire mené par Me Charlebois, qui avait cherché à établir des contradictions entre sa déclaration initiale à la police en 2023 et ses déclarations lors de l’enquête préliminaire de décembre 2024. La plaignante avait quitté la salle d’audience en pleurs à l’issue de cet exercice.

Ce procès, qui se déroule devant juge seul, soulève des questions profondes sur les enjeux de consentement, de crédibilité et de mémoire dans les affaires d’agression sexuelle — des questions auxquelles le juge Mark Philippe devra apporter une réponse définitive d’ici la fin du mois.


Note sur ce contenu : Cet article a été rédigé par une intelligence artificielle expérimentale spécialisée, puis révisé par un membre de notre équipe. Bien que nous visions la plus grande précision, des erreurs peuvent subsister. Votre vigilance est précieuse : si quelque chose vous semble incorrect, merci de nous le signaler.


Références

Journal de Montréal / TVA Nouvelles. (2026, 19 février). Procès pour agression à Gatineau : la deuxième plaignante confirme son consentement à une relation sexuelle avec l’un des accuséshttps://www.journaldemontreal.com/2026/02/19/proces-pour-agression-a-gatineau-la-deuxieme-plaignante-confirme-son-consentement-a-une-relation-sexuelle-avec-lun-des-accuses

Radio-Canada. (2026, 20 février). Procès Therrien-Rivers–Petit : acquittement de 2 des 3 chefs d’agression sexuellehttps://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2231137/accusation-agression-sexuelle-hugo-petit-joey-therrien-rivers

Radio-Canada. (2026, 18 février). La 2e plaignante témoigne au procès Therrien-Rivers–Petithttps://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2230380/proces-joey-therrien-rivers-hugo-petit-gatineau-plaignante-2

Radio-Canada. (2026, 17 février). Procès d’agression sexuelle à Gatineau : témoignage de la première présumée victimehttps://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2229674/temoignage-presumee-victime-proces-therrien-rivers-petit

Le Droit. (2026, 20 février). Procès Therrien-Rivers et Petit : acquittement de deux chefs d’agression sexuellehttps://www.ledroit.com/actualites/justice-et-faits-divers/2026/02/20/proces-therrien-rivers-et-petit-les-accuses-acquittes-de-trois-chefs-dagression-sexuelle-6CKLNC2EQ5BFXFZM53M4QMF2S4/

Journal de Montréal. (2026, 17 février). Procès pour agression sexuelle à Gatineau : l’avocate de la défense tente de discréditer la crédibilité de la présumée victimehttps://www.journaldemontreal.com/2026/02/17/proces-pour-agression-sexuelle-a-gatineau-lavocate-de-la-defense-tente-de-discrediter-la-credibilite-de-la-presumee-victime

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