MONTRÉAL – Un avocat de la défense bien connu à Montréal, Me Franco Schiro, a été arrêté pour avoir prétendument menacé de mort deux agents d’infiltration de la Sûreté du Québec (SQ). L’affaire, qui jette une lumière crue sur les zones grises où peuvent basculer certains professionnels du droit, est survenue dans le cadre d’une vaste enquête sur une vague d’extorsions violentes qui a secoué la Montérégie et Montréal à l’été 2023.
L’arrestation de Me Schiro, survenue le 5 février 2026, découle du projet « Réclamer », une opération de la SQ visant à démanteler un réseau criminel responsable d’incendies et de coups de feu contre des commerces. Selon les informations obtenues, les policiers seraient tombés sur l’avocat par hasard en se faisant passer pour des intermédiaires prêts à payer les extorqueurs pour le compte d’un restaurateur de Venise-en-Québec .
Me Schiro fait face à des accusations de menaces de mort et d’intimidation envers une personne associée au système judiciaire. Il aurait agi comme intermédiaire entre le commanditaire de l’extorsion et la victime, et c’est au cours de ces discussions qu’il aurait menacé les agents doubles, ignorant leur véritable identité. L’avocat, qui n’est pas accusé en lien avec l’extorsion elle-même, a affirmé qu’il croyait avoir affaire à des « prêteurs privés » dans le cadre d’un dossier civil et qu’il n’était pas au courant du contexte violent de l’affaire .
Une opération d’infiltration au cœur du danger
L’enquête a débuté à l’été 2023, après une série d’attaques contre des restaurants. Le propriétaire de La Tropézienne à Venise-en-Québec, Colo Jacob, avait refusé de payer d’importantes sommes, après quoi son établissement a été la cible de tirs et de cocktails Molotov. Le restaurant Kenza, sur la rue Crescent à Montréal, a également été visé par des coups de feu .
Pour piéger les suspects, deux agents d’infiltration de la SQ ont contacté le réseau, se disant prêts à payer la somme exigée. C’est à ce moment que Me Franco Schiro serait entré en scène. La police croit qu’il aurait servi de médiateur et que les menaces auraient été proférées pour intimider ceux qu’il croyait être des acteurs du milieu criminel .
Cette affaire met en lumière les risques extrêmes encourus par les agents d’infiltration. En octobre 2025, un agent de la SQ se trouvait à l’intérieur d’un Starbucks de Laval lorsque le caïd Charalambos Theologou, qu’il surveillait, a été abattu sous ses yeux. Ces opérations exigent une immersion totale dans des environnements où la violence peut éclater à tout instant .
Un réseau violent et structuré
Le projet « Réclamer » a mené à l’arrestation de plusieurs individus aux profils criminels bien établis, illustrant la complexité du réseau. L’un des aspects les plus troublants de l’affaire est l’implication présumée de Brandon Reyes, 31 ans, qui aurait participé à l’orchestration des attaques depuis le pénitencier où il purge une peine de prison à vie pour le meurtre du Hells Angel ontarien Michael Deabaitua-Schulde .
| Accusé | Âge | Accusations | Particularité |
| Me Franco Schiro | N/A | Menaces de mort, intimidation d’un officier de justice | Avocat, antécédents de menaces à Passeport Canada |
| Brendan Reyes | 31 ans | Harcèlement, méfait, armes, complot incendie criminel | Condamné à vie pour meurtre, aurait agi depuis sa cellule |
| Rayan Benlasri | 20 ans | Harcèlement, méfait, armes, complot incendie criminel | Condamné à 5 ans de prison en 2024 pour des vols qualifiés avec arme à feu |
| Alexandru Badescu Norris | 20 ans | Harcèlement criminel | Condamné à 14 mois en 2023 pour des incendies criminels liés à l’extorsion |
| Stéphane Jean Marie Etoundi Owono | 25 ans | Mandat d’arrestation en cours | Déclaré non criminellement responsable pour des faits de violence en 2021 |
Source: La Presse, Journal de Montréal
Un avocat au passé trouble
Ce n’est pas la première fois que Me Franco Schiro fait les manchettes pour son comportement explosif. En juin 2023, il avait été reconnu coupable d’avoir menacé des employés de Passeport Canada lors d’un appel téléphonique rageur. Exigeant un passeport en urgence pour des contrats lucratifs aux États-Unis, il avait lancé à une employée que si elle ne s’exécutait pas, « it’s gonna be a bloody hell » (« ça va être l’enfer ») et qu’ils feraient mieux de « contacter la police et aussi les militaires » .
Malgré la gravité des propos, la juge Annie Vanesse lui avait accordé une absolution inconditionnelle, estimant que le criminaliste avait « droit à l’erreur » pour ne pas nuire à sa carrière internationale. En 2017, il avait également signé un engagement de ne pas troubler la paix après avoir été accusé de harcèlement criminel envers son ex-femme, qu’il avait fait suivre par des enquêteurs privés .
L’affaire soulève des questions fondamentales sur les limites déontologiques de la profession d’avocat. Alors que Me Schiro maintient avoir agi de bonne foi dans un cadre civil, les accusations portées contre lui suggèrent une dangereuse confusion des genres. Tout en respectant la présomption d’innocence, cette situation met en lumière la pression et les tentations qui peuvent exister à la frontière du monde juridique et du crime organisé.
Me Franco Schiro a été libéré sous promesse de comparaître le 18 février prochain. L’enquête se poursuit.
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