TIANJIN – Dans l’ombre des tensions commerciales et des crises géopolitiques qui secouent la planète, un nouvel ordre mondial prend forme. Le 25e sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui s’est tenu à Tianjin les 31 août et 1er septembre, a été bien plus qu’une simple réunion de chefs d’État. Qualifié par des observateurs avisés d’« acte de naissance du Sud global », cet événement historique a marqué une étape décisive dans l’affirmation d’un bloc de pays non-occidentaux, unis par une volonté commune de redéfinir les équilibres de puissance et de contester l’hégémonie américaine. Sous l’égide de la Chine, et avec la participation remarquée de la Russie et de l’Inde, le sommet de Tianjin a envoyé un message clair : le monde unipolaire de l’après-guerre froide est révolu.
L’OCS, moteur d’un nouvel ordre mondial
L’Organisation de coopération de Shanghai, souvent perçue comme un contrepoids à l’OTAN, a pris une nouvelle dimension à Tianjin. Réunissant des poids lourds comme la Chine, la Russie et l’Inde, ainsi qu’une dizaine d’autres pays d’Asie centrale et du Moyen-Orient, l’OCS représente aujourd’hui une part significative de la population et de l’économie mondiale. La présence du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et d’une quinzaine de pays partenaires, dont la Turquie, l’Égypte et la Malaisie, a souligné l’importance croissante de cette organisation sur la scène internationale.
Le choix de Tianjin, ancienne concession étrangère issue des guerres de l’opium, n’a rien d’anodin. Il symbolise la fin du « siècle des humiliations » et la volonté de la Chine de se poser en leader d’un Sud global décomplexé. Le discours du président Xi Jinping, mêlant références au marxisme et à la philosophie chinoise ancienne, a appelé à la construction d’un « avenir partagé pour l’humanité », un concept qui trouve un écho favorable auprès de nombreux pays du Sud, lassés de la domination occidentale.
Le déclin de l’hégémonie américaine
Le sommet de Tianjin s’est déroulé dans un contexte de repli relatif des États-Unis sur la scène internationale. La diplomatie de la guerre commerciale menée par l’administration Trump, si elle vise à « rendre sa grandeur à l’Amérique », a paradoxalement accéléré le déclin de son hégémonie. En s’aliénant de nombreux alliés traditionnels et en fragilisant les institutions multilatérales, Washington a laissé un vide que la Chine s’empresse de combler.
La déclaration de Tianjin, qui prône un multilatéralisme non-occidental, et le défilé militaire qui a suivi, célébrant la victoire sur le Japon en 1945, ont été une démonstration de force de la part de Pékin. La Chine, qui était en pleine guerre civile il y a 80 ans, se présente aujourd’hui comme une puissance stable et prospère, capable d’offrir une alternative au modèle occidental.modèle occidental. La question, comme le soulignent les analystes, n’est plus de savoir si la Chine deviendra une superpuissance, mais ce qu’elle fera de cette puissance.
Et le Canada dans tout ça ?
Face à cette nouvelle configuration géopolitique, le Canada se retrouve dans une position délicate. Pris en étau entre son allié américain et la montée en puissance de la Chine, Ottawa peine à définir une stratégie claire. Les relations avec Pékin sont au plus bas depuis l’affaire Meng Wanzhou, et la dépendance économique envers les États-Unis limite la marge de manœuvre du Canada.
Des think tanks canadiens comme le CIGI et l’IRPP appellent à une redéfinition de la politique étrangère canadienne, une « troisième voie » qui permettrait au Canada de naviguer dans ce nouvel ordre mondial multipolaire. La Stratégie indo-pacifique du gouvernement Trudeau est un premier pas dans cette direction, mais sa mise en œuvre reste timide. Le Canada, comme l’Europe, doit maintenant faire face à une réalité incontournable : le centre de gravité du monde s’est déplacé vers l’Asie, et il est temps d’en tirer les conséquences.
Un tournant historique
Le sommet de Tianjin restera sans doute dans les annales comme un tournant majeur du XXIe siècle. Il a officialisé la naissance d’un Sud global qui ne se définit plus seulement en opposition à l’Occident, mais comme une force de proposition alternative. Les défis restent nombreux, des rivalités internes à l’OCS (notamment entre la Chine et l’Inde) aux fragilités économiques et démographiques de certains de ses membres. Mais une chose est sûre : le monde de demain se construira avec, et non sans, les puissances réunies à Tianjin.
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Sources
1.« Le sommet de Tianjin constitue l’acte de naissance du Sud global » | Le Monde
2.China’s Xi pushes a new global order, flanked by leaders of Russia… | Reuters
3.SCO summit challenges the US but its reach is murky | Associated Press
4.Sommet régional à Tianjin | Un contrepoids à l’Occident | La Presse
5.China’s Xi and India’s Modi vow to resolve border differences… | CBC News
6. Canada needs to find new ideas in geopolitical and economic strategy to avoid getting squeezed