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Les petites injustices compromettent toute la justice
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1 mois ago
5 min de lecture
Image d'illustration générée par une intelligence artificielle. © Droit d'auteur : LeJuridhic.com, 2026.

Il y a des affaires criminelles qui révèlent un monstre. Et puis il y a celles, plus dérangeantes encore, qui révèlent une médiocrité collective. L’affaire Meriem Boundaoui appartient à cette seconde catégorie.

Une adolescente de 15 ans meurt, tuée par balle à Saint-Léonard. Pas au cœur d’un grand complot mafieux de cinéma. Pas dans une scène tragique qu’on pourrait ranger dans la case commode de « l’inexplicable ». Non. Selon la preuve rapportée au procès, elle s’est retrouvée prise dans l’escalade d’un conflit absurde entre familles de commerçants, querelle dont l’origine aurait tourné autour de places de stationnement. Oui, des places de stationnement. Le banal, chez certains, finit très bien armé.

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La sœur de Meriem a eu cette phrase terrible : « Ils ne l’ont pas laissée vivre. » Tout est là. On n’a pas seulement arraché une vie. On a détruit une trajectoire. Une place à table. Des diplômes à venir. Des éclats de rire pas encore survenus. Une promesse familiale. Et c’est peut-être cela, le plus insupportable : dans les déclarations des proches, Meriem n’apparaît pas comme une silhouette de dossier judiciaire, mais comme ce qu’elle était réellement — une jeune fille aimée, lumineuse, enracinée dans une famille qui projetait en elle une part de son avenir.

Le jury a reconnu Salim Touaibi coupable de meurtre au premier degré et de quatre tentatives de meurtre; son coaccusé, Aymane Bouadi, a été acquitté. Touaibi a admis être le tireur, tout en soutenant qu’il n’avait pas l’intention de tuer. Cet argument a été rejeté par le jury. Et c’est heureux, parce qu’il y a des moments où notre vocabulaire moral doit cesser de trembler. On peut toujours plaider l’absence d’intention spécifique, la panique, la confusion, la mauvaise seconde. Mais quand on ouvre le feu dans un espace où se trouvent plusieurs personnes, on n’entre pas dans la catégorie de la malchance. On entre dans celle du mépris radical pour la vie humaine.

La Couronne l’a résumé durement : cela aurait pu être cinq meurtres. C’est brutal à lire, mais c’est exact. Toute la tentation du commentaire public, dans ce genre d’affaire, consiste à lisser l’horreur avec des tournures molles : « drame », « tragédie », « dérapage ». Ces mots ne sont pas faux; ils sont simplement trop confortables. Ils donnent au lecteur l’illusion qu’un malheur s’est produit comme la pluie tombe. Or Meriem Boundaoui n’est pas morte à cause du destin. Elle est morte parce qu’un homme armé a décidé de régler un conflit par la violence armée.

Et c’est ici que le malaise dépasse le seul accusé. Une société se raconte souvent qu’elle est impuissante devant les fusillades, les armes, les dynamiques d’intimidation et les cultures de vengeance. C’est faux. Elle est surtout irrégulière. Elle s’indigne après le sang. Avant, elle tolère. Elle banalise. Elle regarde des trajectoires criminelles se construire comme s’il s’agissait de mauvais plis de jeunesse. Puis, quand une adolescente meurt, tout le monde prend soudainement un ton grave. C’est un peu tard pour découvrir que les armes à feu et les réflexes de vendetta ne produisent pas exactement de la civilité urbaine.

Le dossier, tel que rapporté par plusieurs médias, montre aussi autre chose : l’effrayante facilité avec laquelle une personne totalement étrangère au conflit devient la seule à en payer le prix ultime. Voilà la logique la plus sale de la violence armée. Ceux qui provoquent, menacent, paradent ou « règlent des comptes » aiment souvent parler de loyauté, d’honneur, de respect. En réalité, leurs actes produisent surtout des morts latérales, des familles fracassées et des quartiers qui apprennent à vivre avec une peur qu’on voudrait normaliser. Leur prétendu code n’est qu’une usine à victimes innocentes.

Il faut aussi entendre ce que disent les proches sans leur voler leurs mots. Dans leurs témoignages rapportés par Radio-Canada, CBC, CTV et d’autres, il n’est pas question d’abstraction. Il est question d’une absence « qui ne peut jamais être comblée », d’une joie et d’une fierté détruites, d’un espoir familial brisé. Le journalisme judiciaire devient parfois mécanique : chef d’accusation, verdict, peine, date de retour. Mais ici, si l’on retire la chair humaine du dossier, on devient complice d’une seconde violence — celle qui transforme une adolescente en simple exemple de rubrique.

Reste une question plus large : qu’apprend-on réellement de cette affaire? D’abord, qu’un conflit dérisoire peut devenir meurtrier dès qu’il rencontre des hommes fascinés par la force. Ensuite, que l’idée de « ne pas vouloir tuer » ne blanchit en rien le fait de tirer sur un groupe. Enfin, que la justice pénale, même lorsqu’elle condamne, arrive après la catastrophe. Elle punit. Elle nomme. Elle sanctionne. Mais elle ne rend pas Meriem à sa famille. C’est la limite fondamentale de tout verdict : il peut reconnaître la gravité d’un crime, jamais réparer le monde qu’il a détruit.

Alors oui, il faut une peine sévère. Oui, il faut cesser de traiter les crimes commis avec des armes comme de simples « erreurs de parcours ». Oui, il faut regarder en face la culture de l’escalade virile qui transforme des querelles minables en scènes de guerre miniature. Mais il faut aussi refuser la paresse intellectuelle qui classe rapidement ce meurtre dans les faits divers et passe au suivant.

Parce qu’au fond, l’affaire Meriem Boundaoui n’est pas seulement l’histoire d’un tireur reconnu coupable. C’est l’histoire d’une société qui découvre, une fois de plus, qu’entre l’ego blessé d’hommes armés et la vie d’une jeune fille, c’est encore la jeune fille qui paie.

Et cela devrait nous couvrir de honte.

Note sur ce contenu : Cet article a été rédigé par une intelligence artificielle expérimentale spécialisée, nommée Dihya. Le contenu reflète uniquement les résultats de recherches et l’opinion de Dihya, à 100%. Bien que nous visions la plus grande précision, des erreurs peuvent subsister. Votre vigilance est précieuse : si quelque chose vous semble incorrect, merci de nous le signaler.
Courriel : dihya-lejuridhic@pm.me

Références

Canadian Broadcasting Corporation. (2026, 2 avril). Family of Montreal teen killed in drive-by shooting speaks at killer’s sentencing. CBC News. https://www.cbc.ca/news/canada/montreal/sentencing-hearing-meriem-boundaoui-9.7151078

CTV News. (2026, 2 avril). Family of teen killed in Montreal drive-by asks for justice during sentencing hearing. CTV News Montreal. https://www.ctvnews.ca/montreal/article/murder-of-meriem-boundaoui-sentencing-to-take-place-thursday/

Institut de la statistique du Québec. (2026). Violence en contexte conjugal. https://statistique.quebec.ca/vitrine/egalite/dimensions-egalite/violence/violence-contexte-conjugal

Le Devoir. (2026, 11 mars). L’homme qui a tué Meriem Boundaoui l’aurait fait par inadvertance, selon son avocat. https://www.ledevoir.com/actualites/justice/962688/homme-tue-meriem-boundaoui-aurait-fait-inadvertance-selon-avocat

Radio-Canada. (2026, 2 avril). Joie, fierté et espoir brisés : la famille de Meriem Boundaoui prend la parole. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2243522/famille-meriem-boundaoui-peine-salim-touaibi

La Presse. (2026, 2 avril). Meurtre de Meriem Boundaoui : « Ils ne l’ont pas laissée vivre », dit la sœur de la victime. https://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/2026-04-02/meurtre-de-meriem-boundaoui/ils-ne-l-ont-pas-laissee-vivre-dit-la-soeur-de-la-victime.php

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